Moscou accuse l’Ukraine d’avoir effectué plus de dix prisonniers de guerre russes

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Déjà plusieurs échanges de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine, dont le spectaculaire échange avec ceux d’Azovstal, sous l’égide de la Turquie. Mais aussi de nombreuses accusations entre les deux camps, de mauvais traitements, de tortures… et du sang. À Olenivka, dans un territoire contrôlé par les forces pro-russes, décédaient le 29 juillet dernier plus de 50 membres des forces ukrainiennes. À l’origine, une explosion dont Kiev comme Moscou se sont rejetées la responsabilité. Ce vendredi, c’est la Russie qui accuse l’Ukraine d’avoir effectué « brutalement » plus de dix de ces militaires qui avaient déposé les armes, dénonçant un « crime de guerre ».

De notre correspondant à Moscou,

Ce sont à nouveau des images très dures à regarder : deux vidéos de trente secondes chacune qui circulent depuis la fin de vendredi après-midi sur les réseaux sociaux.

On y voit, sur la première, filmée à peine quelques mètres et à hauteur d’homme, peut-être d’un téléphone portable, une dizaine de corps en uniforme.

Ils sont allongés le visage dans la boue d’un jardin. Leurs brassards sont rouges, couleur portée par les forces pro-russes. Ceux qui s’approchent portent du jaune, celui des soldats ukrainiens.

Sur la deuxième vidéo, filmée cette fois en hauteur – peut-être d’un drone –, le même jardin, et une mare de sang autour des corps.

Rien d’autre pouvant indiquer la date et le lieu, mais c’était à Makiïvka, dans la région de Donetsk, dit le Conseil des droits de l’homme auprès du Kremlin. Dans cette zone se déroulent, depuis des mois, des combats extrêmement violents. Ces soldats russes, affirment Moscou, délivrés de se rendre.

Pour le ministère russe de la Défense, « personne ne pourra présenter le meurtre délibéré et méthodique de plus de dix soldats russes comme une « exception tragique » ». Ce vendredi, le Conseil des droits de l’homme russe auprès du Kremlin, organe consultatif, demande une réaction de la communauté internationale et une enquête.

Dans un rapport publié mardi, l’ONU avait démontré que de nombreux prisonniers de guerre choisis par les deux parties étaient soumis à la torture et aux mauvais traitements.

L’ONU avait par ailleurs indiqué avoir reçu des « vraisemblables » d’exécutions sommaires de prisonniers de guerre russes visés par les forces ukrainiennes et de plusieurs cas de torture et de mauvais traitements.

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