Militaires fauchés par un train à Puget-sur-Argens : ce que l’on sait au lendemain du drame

Le drame est survenu jeudi soir, vers 20h40, à proximité immédiate du chemin de la Gaudrade, à Puget-sur-Argens. Alors qu’il participait à un exercice, un jeune militaire a été heurté par un TER dépendant de Nice à Marseille, qui circulait à 140km/h. Deux autres soldats ont été blessés. Aucun n’appartenait au 21e RIMa. Tous participants à une formation générale élémentaire.

Rapidement, le Sdis 83 s’est rendu sur place pour porter secours aux victimes. Les pompiers étaient accompagnés des gendarmes et du procureur de Draguignan (qui passera rapidement la main à son homologue du Parquet de Marseille, compétent pour les questions sur les questions militaires).

« J’ai vu des camions de l’armée, des pompiers qui s’activaient et un véhicule mortuaire »raconte un lycéen qui a assisté à l’intervention des secours. « On a été appelé peu avant 21h et on nous a dit qu’un groupe de militaires en manœuvre avait été percuté par un train qui circulait en direction de Toulon, raconte Paul Boudoube, le maire de la commune. On a transporté trois militaires vers la cellule de crise (aménagée pour l’occasion dans un local municipal, Ndlr). Ils ont ensuite été accompagnés à la gendarmerie pour être auditionnés. On a fermé la cellule de crise vers minuit ».

La victime a trébuché

L’enquête a été confiée aux gendarmes de la brigade des recherches de Saint-Tropez. Ce vendredi, en début d’après-midi, le Parquet de Marseille a précisé les circonstances du drame dans un communiqué. « Dans ce groupe, 10 militaires suivaient une formation professionnelle afin d’accéder au grade de caporal, guidé par un chef de groupe », peut-on y lire. « Dans le cadre de leur journée de stage, il avait été prévu une marche en fin d’après midi pour regagner un bivouac avec un itinéraire programmé. À un moment du parcours, constatant que l’itinéraire prévu n’avait pas été suivi, la décision de franchiser la voie de chemin de fer pour regagner la route se trouvant en parallèle de cette voie était prise par le chef de groupe. »

Le conducteur a tenté un freinage d’urgence

Selon ce même communiqué« le TER arrive à une vitesse de 140km/h. Le conducteur du train a tenté de prévenir et de réaliser un freinage d’urgence mais n’a pas pu éviter l’un des militaires qui n’avait pas le temps de se mettre en sécurité ayant trébuché sur la voie ». Selon le ministère des Armées, les blessures des deux soldats touchés sont légères. Ils ont été transportés vers l’hôpital de Fréjus avec un troisième qui était en état de choc. Aucun passager du train n’a été blessé. Ce vendredi, en milieu d’après-midi, le ministre des Armées Sébastien Lecornu présentait ses « condoléances les plus sincères » à la famille du jeune militaire.

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