Kamala Harris rencontre Xi Jinping lors d’un bref entretien à l’occasion du sommet de l’Asie-Pacifique

La vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, et le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, se sont rencontrés, samedi 19 novembre, lors d’un bref entretien lors du sommet de l’Asie-Pacifique (APEC ) à Bangkok, où la Russie, l’autre adversaire de Washington, un semblé isolé.

Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la dynamique amorcée par le président américain, Joe Biden, et M. Xi, qui se sont engagés, lundi lors d’une réunion de trois heures qui s’est tenue à Bali en marge du G20 , à apaiser les tensions entre les deux superpuissances concurrentes qu’ils dirigent respectivement.

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Mmoi Harris a répété la volonté de « Maintenir des lignes de communication ouvertes pour gérer de manière responsable la concurrence entre [les deux] paie »selon un responsable de la Maison Blanche.

A Bali puis Bangkok, M. Xi, au faîte de sa puissance après avoir obtenu un troisième mandat historique, a rencontré de nombreux dirigeants étrangers, un signe perçu comme une volonté de sa part de se présenter comme un leader responsable, prêt à affronter les défis mondiaux.

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Des visites officielles en 2023

Signe de la détente, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, doit se rendre en Chine au début de 2023, ce qui serait la première visite d’un haut responsable américain depuis 2018. Xi Jinping, qui n’a plus visité les États-Unis depuis 2017, pourrait, quant à lui, faire le voyage inverse en 2023, à l’occasion du prochain sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) à San Francisco, en novembre.

Les États-Unis réclament l’aide de la Chine pour dissuader la Corée du Nord de procéder à un essai nucléaire, de plus en plus redouté par Washington et Séoul à la suite d’un récent nombre record de lancements de missiles balistiques par Pyongyang.

La guerre en Ukraine reste un autre sujet de dissension entre Washington et Pékin, la Chine revendiquant une position neutre vis-à-vis de l’invasion russe, en dépit des appels à condamner publiquement Moscou. Le communiqué final de l’APEC a rappelé cette divergence : « La plupart des membres ont condamné la guerre en Ukraine et ont souligné [que le conflit] causait d’immenses souffrances humaines et exacerbait les fragilités existantes dans l’économie mondiale »selon la déclaration commune, qui reprend la même formulation que celle du G20.

Joe Biden n’a pas effectué le déplacement à Bangkok, retenu par le mariage de sa petite-fille à Washington. Après la Thaïlande, Kamala Harris est attendue mardi dans la province philippine de Palawan, au bord de la mer de Chine méridionale, dont une grande partie est revendiquée par Pékin. Elle deviendra la plus haute responsable américaine à s’y rendre.

Le Monde avec AFP

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