après la libération de Kherson, un premier train réunit des familles

UKRAINE – Des larmes, des sourires. À Kherson, des familles séparées par la guerre et l’occupation russe ont commencé à se retrouver ce samedi 19 novembre dans cette ville du sud de l’Ukraine, récemment reprise par les troupes de Kiev, grâce à l’arrivée du premier train depuis huit mois,.

Les autorités ukrainiennes avaient annoncé la veille la réouverture de la ligne de train dépendant de la capitale Kiev et Kherson, une semaine jour pour jour après le retrait de l’armée russe de la ville.

Une attente éprouvée

« J’ai promis que je reviendrai. C’est arrivé, alors j’ai tenu ma promesse », explique Anastasia Shevlyuga, 30 ans, après être descendue du train et avoir retrouvé sa mère. Svytlana Dosenko, elle, refoule ses larmes pendant quelques instants en attendant de revoir son fils unique qu’elle a vu pour la dernière fois avant le début de la guerre avec la Russie, en février. « Je n’ai plus que lui »s’écrie-t-elle.

D’autres personnes sont venues à la gare samedi simplement pour participer à cet évènement symbolisant le retour de Kherson sous le contrôle ukrainien. « Je voulais m’assurer que ça allait bien arriver »déclare Lyudmyla Smeshkova, 60 ans, dont le chihuahua Molly dépasse sa veste en fourrure.

Pour les cheminsots de la région, l’arrivée du train Kiev-Kherson représente un immense moment de fierté. Plus de 100 ouvriers ont travaillé d’arrache-pied sous une pluie froide la semaine dernière pour dégager et réparer près de 60 km de voie avec des équipes de déminage.

Un hache vital

La réouverture de la ligne vers Kherson doit également fournir un autre axe d’approvisionnement crucial pour la ville qui a désespérément besoin d’aide humanitaire.

Au moment de leur retrait, les Russes ont détruit des infrastructures essentielles de Kherson, ont laissé la ville sans eau et électricité alors qu’un hiver rude s’installe. Depuis, l’aide humanitaire affluée par camions et voitures empruntant la route abîmée dépendant de Kherson à la ville voisine de Mykolaïv.

La remise en service de la ligne Kiev-Kherson « est d’une importance vitale » car la ville va pouvoir recevoir de l’aide par train, déclare un cheminot, Yuri Karlyukin, 53 ans. « Plus tôt Kherson sera connecté, plus tôt la ville revivra ». Et avec elle une population qui aura passé de longs mois sous le contrôle des hommes de Moscou.

À voir également sur le HuffPost :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *