«Poutine est d’autant plus dangereux qu’il n’a plus rien à perdre»

Jean-François Colosimo. Fabien Clairefond

GRAND ENTRETIEN – Dans un ouvrage dense et érudit, qui paraît ces jours-ci, l’historien et théologien, spécialiste du monde de l’orthodoxie, remonte à la source lointaine du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

La guerre déclenchée par Vladimir Poutine s’est inscrite dans un affrontement à la fois culturelle et religieuse vieux de mille ans : l’Ukraine, carrefour stratégique entre l’Occident et le monde slave, n’a cessé d’être un enjeu pour les puissances du moment, mais aussi pour les trois confessions chrétiennes, analyse Jean-François Colosimo. L’intellectuel estime que si Vladimir Poutine est à ce jour en situation d’échec, rien ne garantit que d’autres dirigeants russes lui succéderont bientôt, ni qu’ils seront nécessairement mieux disposés envers les Occidentaux.

LE FIGARO. – Votre livre est sous-titré : « Mille ans de guerres de religions en Europe ». En quoi la guerre en Ukraine serait-elle religieuse ? Pourquoi parler d’un conflit millénaire ?

Jean-François COLOSIMO. – Nous souffrons d’une amnésie historique et d’une hémiplégie civilisationnelle. C’est de la dislocation de l’Empire romain que naissent, à partir du IXe siècle, les deux Europe, occidentale et orientale. Rome et Constantinople se disputent…

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