le taux maximum pour un emprunt à 20 ans va dépasser les 3% au 1er octobre

Ce taux, aussi appelé taux d’usure, plafonne l’ensemble des frais d’un prêt immobilier afin de protéger les particuliers de conditions d’emprunt abusives.

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Le taux maximum légal du crédit immobilier, aussi appelé taux d’usure, augmentera au 1er octobre pour passer de 2,57% à 3,05% pour un emprunt de 20 ans et plus, a annoncé mercredi 28 septembre la Banque de France. Destiné à protéger les particuliers de conditions d’emprunt abusives, ce taux plafonne l’ensemble des frais d’un prêt immobilier : taux de crédit pratiqué par la banque, éventuelle commission des courtisans, assurance emprunteur. « L’application de la formule prévue par la loi » conduit à « une hausse bien proportionnée et plus marquée qu’en juin dernier »déclare la Banque de France dans un communiqué.

Le calcul du taux est réalisé chaque trimestre par la Banque de France, qui prend en compte les taux moyens pratiqués par les banques au cours des trois derniers mois augmentés d’un tiers. Il y a autant de taux d’usure que de types de crédits.

Ces taux plafonds sont sous le feu des critiques, notamment des courtisans qui y voient un frein à l’accès au crédit immobilier. Un de leurs syndicats était même allé jusqu’à manifester le 20 septembre devant le siège de la Banque de France à Paris, pour demander à la banque centrale de faire un geste.

Juge de la Banque de France « ni souhaitable ni nécessaire (…) un relèvement exceptionnel » des taux de l’usure, dont le rôle « est de protéger les emprunteurs », précise-t-elle mercredi. Cette hausse est « très attendu » par la profession, expliquait plus tôt dans la présidente du réseau de courtisans Cafpi, Olivier Lendrevie, pour qui « un taux d’usure à 3 % permet de régler la grande majorité des situations de blocage constatées ces dernières semaines ».

La hausse aura aussi pour conséquence de rendre les nouveaux crédits immobiliers plus chers pour les particuliers. La remontée des taux d’intérêt des nouveaux crédits immobiliers est sensible depuis le printemps, les banques répercutant le resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), via une hausse de son taux directeur, afin de combattre l’inflation.

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