Jeux | « Le meilleur opus depuis plusieurs années » : notre test de Fifa 23 avec un joueur pro de l’OM esport

Il ya pour cela un peu de nostalgie. Avec la sortie officielle de Fifa 23 hier et alors que sa sortie officielle aura lieu vendredi, c’est une page qui se tourne. Après 29 ans, la licence des jeux de football d’EA Sports va en effet changer de nom après la fin de son partenariat – très onéreux – avec l’instance internationale. Ce 23 Fifa est donc le dernier d’une dynastie qui tire sa révérence en beauté avec un opus très réussi qui fait déjà (presque l’unanimité).

« On ne s’attendait pas à ça, mais le jeu est très bien »éclaire d’emblème « Samylumine », joueur professionnel de la structure BDS et vice-champion de France d’eligue 1 avec l’OM qu’il représente sur le jeu. « Il y a beaucoup de bons retours et un mouvement s’est déjà formé sur Twitter pour demander qu’il n’y ait pas de mise à jour », poursuit-il. Car si la sortie officielle aura lieu ce vendredi 30 septembre, Fifa 23 est déjà disponible depuis le mardi 27 pour ceux qui ont acheté la version ultime.

Un jeu plus fluide, des tirs en force

Cette année encore, EA Sports a réduit la vitesse des matchs. « Tu peux vraiment poser ton jeu »se réjouit ce Perpignanais qui évolue à haut niveau depuis 2017. « Les gestes techniques sont très fluides », remarquez aussi Samy. Et en effet, toutes les animations des joueurs semblent plus fluides, plus réalistes grâce à l’Hypermotion 2, le nouveau moteur du jeu qui capture deux fois plus de mouvements pour arriver à un répertoire total de 6 000 animations possibles. Cette technologie offre d’ailleurs de nouveaux ralentis agréables qui indiquent à travers une animation dynamique la distance du tir, la vitesse de la frappe et les chances de marquer dans cette position. Une nouveauté que l’on retrouvera notamment après un tir en force qui fait mouche. Cette nouvelle capacité est certainement la plus critiquée car en pressant L1 et R1 (LB et RB) lors d’un tir, le joueur va prendre du temps pour armer une frappe hyper puissante que les gardiens ne parviennent que trop rarement à arrêter. « Je trouve ça fort, mais pas trop. Pour moi, cela va permettre de contrer les joueurs qui laissent jouer sans presser »tempère Samy.

Il faut dire que tirer en force ou non, les gardiens n’arrêtent pas grand chose. « Ils étaient beaucoup trop forts à la sortie de Fifa 22, là, ils ne le sont pas assez », confirme le joueur pro. L’année dernière, EA Sports avait rectifié le tir par une mise à jour rapide.

Les coups de pieds arrêtés revus

Côté défense, les développeurs ont certainement aussi trouvé un meilleur équilibre. « Les défenseurs vont beaucoup plus vite qu’avant, c’est plus équilibré par rapport aux attaquants », constate « BDS Samylumine ». A contrario, l’assistance défensive a été réduite et il est plus compliqué de récupérer le ballon si son intervention n’est pas réalisée dans un timing parfait. En revanche, le jeu est beaucoup plus accessible pour ce qui s’agit des coups de pieds arrêtés. Ceux-ci ont été totalement revus avec une cible sur le ballon qui passe du rouge au vert pour ajuster la précision d’un penalty.

Sur les coins et coups-francs, un angle de tir s’affiche et une image de ballon permet de placer son effet avec le stick droit. Selon la zone de frappe, le jeu indique s’il s’agit d’un tir brossé, d’un ballon piqué, d’un extérieur du pied… Résultat : « les coups-francs sont très faciles à tirer et on peut marquer d’un côté ou de l’autre de la cage peu importe sa position », regrette Samy. Une mise à jour des gardiens pourrait permettre là aussi de corriger cela mais force est de constater que l’immense majorité des joueurs mettent simplement un joueur sur leur ligne de but. Et tant pis pour le réalisme.

Ce qui est plus réaliste, en revanche, ce sont les touches. Avec la disparition du temps de chargement systématique, on a la possibilité de jouer les remises en jeu plus rapidement et donc sans que la défense adverse ne soit placée. De quoi sortir du schéma robotique des touches qui existe depuis des années sur Fifa.

Le pied féminin à l’honneur

La Juventus fait son retour sous licence dans le jeu.Photo RD

En plus de cette panoplie de nouveautés qui impactent directement le gameplay, EA Sports a également retravaillé plusieurs modes de jeu. D’abord en mettant une touche de football féminin dans son jeu. Après l’arrivée de certaines nations il y a quelques années, les premières divisions française et anglaise sont disponibles avec 4 à 5 joueuses modélisées par équipe. Au total, ce sont donc 19 000 joueurs de 700 équipes que l’on peut faire s’affronter dans 30 compétitions différentes. Parmi les clubs, le retour de la Juventus sous licence est appréciable même s’il manque toujours des costauds européens comme l’Atalanta, la Roma ou Naples.

Le mode carrière a été enrichi, notamment lorsque l’on incarne un joueur puisqu’il est désormais possible de définir la personnalité de son joueur par des choix hors du terrain. Pour progresser plus rapidement, il est aussi possible de jouer uniquement les moments forts. On peut également incarner un entraîneur réel modélisé dans le jeu. Les transferts sont aussi pris en charge avec une analyse de l’impact sportif et financier d’une opération.

Fini les liens dans FUT

Le moteur Hypermotion 2 permet des animations plus fluides.
Le moteur Hypermotion 2 permet des animations plus fluides.Photo RD

S’agissant d’Ultimate team, les cartes sont rebattues puisque la logique de collectif a été revue. Fini les liens entre les joueurs, il suffit désormais que les joueurs du onze titulaires changent dans le même club, le même championnat ou le même pays pour faire grimper la note collective globale… pour peu qu’ils soient à leur poste, autrement celle-ci chutera. « L’absence de liens ouvre plus de diversité. On va voir des équipes qu’on n’aurait jamais pu avoir et surtout, on retrouve les joueurs à leurs postes », souligne Samy. Une nouvelle monnaie virtuelle que l’instantané en réalisant des défis permet également d’acheter des packs. Autre nouveauté : l’ajout de carte « Héros » avec pour la France Jean-Pierre Papin et Sidney Govou. Pour l’heure, « JPP » ne devrait pas être beaucoup joué par les spécialistes. « Ils ne l’ont pas respecté », rit Samy, malgré la note de 90 attribuée à l’ancien buteur de l’OM. Ses « papinades » auraient cependant de quoi faire hurler de bonheur Omar Da Fonseca dont les envolées lyriques sont fidèles à celles qu’il propose sur Bein Sports. L’Argentin reprend cette année le micro aux côtés de Benjamin Da Silva.

Autre avancée et pas des moindres : en ligne, on peut à présent jouer en cross-play sur une même génération de machines. Mais pas en clubs pro ! Parent pauvre de la licence au moins jusqu’à son coup de jeune de l’an passé, ce mode pourtant très joué n’évolue peut-être cette fois-ci et est donc privé de compatibilité cross-play… en tout cas pour le moment. Désormais placé dans le même menu que Volta, le mode clubs pro affiche une boutique d’éléments de personnalisation enrichie mais sa principale nouveauté réside dans un entraînement hebdomadaire qui permet de récolter des points d’expérience pour faire progresser son joueur.

En plus de tous ces modes de jeu, des mises à jour gratuites permettent de disputer des matchs de la coupe du monde masculin 2022 et féminin 2023.

Au moment de donner le coup de sifflet final à ce test, on constate que ce dernier Fifa est certainement « le meilleur depuis plusieurs années. Au moins depuis Fifa 17 ou 18 », estime BDS Samylumine. Souhaitons que les différentes mises à jour ne viennent pas gâcher cette expérience.

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