Guerre en Ukraine. Annexion russe, sanctions occidentales, aide américaine… Le point sur la nuit

Suite aux référendums qualifiés d’« illégaux » par Kiev et ses alliés concluants, les dirigeants prorusses des régions ukrainiennes occupent totalement ou partiellement par Moscou réclament l’annexion à la Russie. De son côté, l’Ukraine appelle les vaincus à livrer plus d’armes pour combattre Moscou. On fait le point à l’aube de ce 218e jour de conflit en Ukraine.

Retour sur la journée du mercredi 28 septembre 2022.

Les dirigeants prorussés réclament l’annexion

« Cher Vladimir Vladimirovitch (Poutine) (…) je vous demande d’examiner la question de l’adhésion de la République populaire de Lougansk à la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie », a déclaré Léonid Passetchnik, chef séparatiste de la région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine. Il a indiqué son intention de se rendre à Moscou, tout comme son homologue de la région voisine de Donetsk, Denis Pouchiline, pour formaliser l’annexion à la Russie.

Deux lettres similaires ont été envoyées au président russe Vladimir Poutine par les deux chefs des administrations d’occupation de Kherson et Zaporijjia (sud de l’Ukraine), Vladimir Saldo et Evguéni Balitski. M. Saldo y invoque le droit d’autodétermination des peuples.

Plafonner le prix du pétrole russe

Les Occidentaux ont dénoncé cette escalade russe et promis de réagir, l’UE propose notamment de plafonner le prix du pétrole russe et d’ajouter de nouvelles restrictions aux échanges commerciaux avec Moscou.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada ont répété mercredi qu’ils ne reconnaîtront « jamais » les résultats des examens, une promesse déjà faite par le G7 quelques jours auparavant.

Moscou a de son côté assuré que les régions ukrainiennes occupées ont fait un « choix libre et conscient en faveur de la Russie »non « résultat logique » face à ce qui est présenté comme une répression programmée des russophones d’Ukraine par Kiev.

Les combats perdurent à Kharkiv

Sur le terrain, Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine située près de la frontière russe, a encore été bombardée dans la nuit de mardi à mercredi, a laissé 18 000 foyers sans électricité, sans pour autant faire de morts.

Cette région russophone résiste et repousse les troupes russes depuis plus de sept mois, et ici on affirme haut et fort que les votes d’annexion ne changeront rien à la détermination ukrainienne.

Dans la région russe de Belgorod, près de la frontière ukrainienne, 14 personnes ont été blessées dans une explosion de munitions liées, selon le gouverneur, à une « erreur humaine ».

1,1 milliard de dollars d’aide militaire

Malgré les menaces nucléaires de Moscou, l’Ukraine s’est refusée à déposer les armes, demandant au contraire aux Occidentaux d’augmenter leurs livraisons d’armes, essentielles à la contre-offensive qu’elle mène depuis début septembre et qui a permis de reprendre des milliers de kilomètres carrés aux Russes.

Kiev veut « des chars, des avions de combat, de l’artillerie longue portée, des systèmes de défense anti-aérienne et antimissiles ».

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi débloquer 1,1 milliard de dollars d’aide militaire supplémentaire pour l’Ukraine, sous la forme de commandes d’armement à l’industrie de défense américaine.

Exode des Russes en âge de combattre

En Russie, l’annonce d’une mobilisation « partiel » pour la guerre en Ukraine la semaine dernière par Vladimir Poutine continue de provoquer un exode des hommes en âge de combattre vers les pays voisins, notamment la Géorgie, le Kazakhstan et la Mongolie.

A la frontière avec la Géorgie, que franchissent chaque jour près de 10.000 Russes, selon Tbilissi, et où des fichiers d’attente géantes se sont formés, la situation est telle que les autorités russes locales ont annoncé l’entrée des véhicules.

Les autorités russes ont annoncé qu’elles ne délivreraient plus de passeports aux personnes mobilisées.

La campagne de recrutement devant toucher des centaines de milliers de personnes se poursuivait, malgré les doutes pesant sur la qualité, l’expérience et l’équipement de ces troupes.

Moscou réclame une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU

Sur le front économique, Moscou a réclamé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le « saboter » des gazoducs Nord Stream dépendant de la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique, qui ont été tous deux touchés par des fuites spectaculaires signalées d’explosions sous-marines, d’origine inconnue.

Les autorités russes ont ouvert une enquête pour « acte de terrorisme international » dans cette affaire.

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