Covid ou simple rhume ? Le test est la seule manière de savoir

Service d’information chinois / Service d’information chinois via Getty Ima Alors que la huitième vague de Covid continue de prendre de l’ampleur et que les températures baissent, le test de dépistage est la seule manière de savoir si l’on est contaminé ou si l’on a un simple rhume (photo d’illustration prix à Guiyang, en Chine, le 7 septembre).

Service d’information chinois / Service d’information chinois via Getty Ima

Alors que la huitième vague de Covid continue de prendre de l’ampleur et que les températures baissent, le test de dépistage est la seule manière de savoir si l’on est contaminé ou si l’on a un simple rhume (photo d’illustration prix à Guiyang, en Chine, le 7 septembre).

CORONAVIRUS –  » Comme je n’ai pas perdu le goût, je pense que c’est juste un rhume… » Deux ans et demi après le début de la pandémie, et même si l’Organisation mondiale de la Santé assure que la « ailette » de l’épidémie est en vue, le spectre du Covid-19 n’est jamais bien loin au quotidien. Sauf qu’au sein d’une population très largement vaccinée, une véritable lassitude s’est installée.

Dès lors, le dépistage n’est plus vraiment un réflexe pour une partie des Français, surtout dans le contexte d’Omicron et de ses sous-variantes, qui sont bien loin de provoquer la même affluence dans les services de réanimation que les premières itérations duCovid. Et pourtant, avec l’automne, le temps passé en intérieur qui augmente et l’arrivée des rhumes saisonniers, le risque d’être infecté par le Sars-CoV-2 ne cesse d’augmenter. Santé Publique France a annoncé mardi 27 septembre ainsi nommé 73 639 cas la veille, faisant grimper la moyenne sur sept jours à 37 822 cas par jour.

Sauf qu’entre un simple rhume, une grippe saisonnière et le Covid, beaucoup se demandent ces jours-ci ce qu’ils ont pu attraper quand ils se mettent à tousser, à avoir de la fièvre ou le nez qui coule. Sans pour autant se ruer dans les laboratoires comme l’an passé.

Entre Omicron et un rhume, des symptômes souvent proches

Un constat qui est de plus en plus vrai à mesurer que la population se vaccine, reçoit des doses de rappel et s’habitue à la présence du virus. Ainsi, comme l’écrivait récemment le New York Timescitant le virologue de l’Université de Californie Peter Chin-Hong, avec BA.5, le sous-variant d’Omicron circulant le plus cet automne, les personnes atteintes par le Sars-CoV-2 présentent des symptômes moins marqués qu’ à l’époque des premières vagues.

Comme avec une grippe ou un rhume, les malades ressentent désormais souvent une fatigue généralisée, un gêne à la respiration, de la toux et de la fièvre. Mais beaucoup moins qu’avant une perte de goût ou d’odorat, des symptômes qui, en 2020 et 2021, indiquaient assez clairement une infection au Sars-CoV-2.

Résultat : le seul moyen d’être fixé est de se faire tester, le RT-PCR restant le plus probant.

Isolement, test positif et arrêt maladie

Pour rappel, en cas de symptômes évoquant le Covid, les autorités sanitaires françaises invitent effectivement les personnes à effectuer un test de dépistage et à s’isoler, le tout en renforçant les gestes barrières (port du masque, télétravail dans la mesure du possible, limitation des interactions sociales…).

Et si l’on a seulement eu recours à un autotest qui s’est révélé positif, le ministère de la Santé conseille de conserver isolé le temps de confirmer celui-ci en pharmacie (via un test antigénique) ou en laboratoire (PCR). Ce dernier étant le plus efficace pour détecter le Covid, puisqu’il est plus sensible, le matériel génétique étant amplifié en laboratoire.

Une fois que la personne victime de symptômes a effectué un test positif, elle est censée rester isolée pendant sept jours, ou dix si elle n’est pas vaccinée. Ensuite, un test négatif après cinq jours permet de rompre l’isolement de manière anticipée (ou sept pour les personnes sans schéma vaccinal complet). Au passage, il est à noter qu’en cas de symptômes trop importants ou d’incapacité à télétravailler, un test positif permet d’obtenir en ligne un arrêt de travail, grâce à un service dédié mis en place par l’assurance maladie.

Le Covid est-il devenu un rhume banal ?

Mais dans le contexte des symptômes qui se normalisent, peut-on pour autant considérer que le Sars-CoV-2 est devenu un virus ordinaire, un rhume banal ? La question se pose car à l’heure actuelle, le monde s’habitue à la présence du Covid, au point que Joe Biden par exemple parle d’une épidémie » terminé » aux États-Unis.

D’une part et comme l’expliquait dans les colonnes du HuffPost le virologue Bruno Lina, « chaque fois que l’on peut éviter une infection, même si elle est bénigne, c’est mieux. Il n’y a jamais d’avantage sur le court terme à être infecté par un pathogène. »

En outre, le médecin Christian Lehmann ajoute chez Libération que le Covid a tué depuis le début de l’année 2022 bien plus que la grippe saisonnière, et qu’il provoque des formes graves sur le long terme qui sont encore mal connues. « Troubles de l’audition, troubles de l’attention, fatigabilité intense, gênes respiratoires, malaises, difficultés d’élocution et de concentration… », le généraliste cite des conséquences durables à une infection Covid qui s’est certes avéré rarement, mais qui a voulu que le Sars-CoV-2 encore soit traité différemment d’un simple rhume. Et donc de se faire tester.

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