Albi. La ville ne portera pas le centre de santé publique

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Lundi soir, lors du conseil municipal, Gilbert Hangard, l’adjoint à la santé, après plusieurs questions écrites de l’opposition de gauche, a fait le point sur le dossier du centre de santé public.

« Nous ne serons pas les porteurs du centre de santé public. Nous n’avons pas vocation à être un offreur de soins ». Le message de Gilbert Hangard, l’adjoint à la santé, est limpide. Voilà plusieurs mois que le dossier revient régulièrement sur la table du conseil municipal. Il est poussé par les élus d’opposition de gauche et une association albigeoise créée en janvier 2022, épaulée par l’association nationale des centres de santé. Lundi soir, à la fin du conseil, l’opposition a demandé où en était le dossier, rappelant que la région Occitanie avait créé un groupement d’intérêt public pour porter ce genre de projet. Seul problème, pour y participer, il faut une municipalité porteuse et celle d’Albi ne veut pas. « C’est une décision politique, je ne le ferai pas », a ajouté Gilbert Hangard. Outre sa position politique, l’élu a donné quelques arguments supplémentaires. Il n’y a aucun centre de santé actuellement à l’équilibre financierment. Pour Gilbert Hangard, au moment où la ville « a des difficultés à faire face à ses activités obligatoires », ce n’est pas le moment de s’engager autre part.

Enfin pour lui, le GIP a une logique dans des territoires comme la Haute Ariège ou les monts de Lacaune. « Nous avons 60 médecins et un centre de santé. Pourquoi un autre ? », demande-t-il.
« J’entends qu’il y a des difficultés. La population s’inquiète à juste titre mais comme partout », avoue néanmoins Gilbert Hangard, qui tient à dédramatiser la situation. « Nous avons un hôpital, deux cliniques, un centre de santé et soixante médecins généralistes. Ce n’est pas si mal ».
Pour autant, la ville ne reste pas inactive sur le sujet. Bien au contraire. Elle veut attirer de nouveaux médecins. Ainsi, l’attractivité sera un des points forts du nouveau plan local de santé. Le nouveau service d’accueil des urgences de l’hôpital permettra aussi d’aider via sa plateforme.

Enfin, depuis quelques jours, une communauté professionnelle territoriale de santé vient de voir le jour. « Il y aura un numéro unique pour les personnes sans médecin traitant pour essayer de leur trouver une solution », assure l’élu.
Une nouvelle réunion aura lieu le 11 octobre sur le sujet. La mairie a néanmoins glissé que s’il y avait un porteur de projet (comme le conseil départemental), elle n’y serait pas opposée. Et pourrait même trouver des locaux.
À moins que le centre de santé public ne voie le jour sur une autre commune de l’Albigeois…

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