dernier jour de vote pour les « référendums » d’annexion en Ukraine

Image de couverture : Un véhicule militaire russe passe sous un panneau publicitaire où est écrit : « Avec la Russie, pour toujours. Le 27 septembre » à Louhansk dans l’est de l’Ukraine. Le 22 septembre 2022. PA

  • Les pays du G7 ont juré de ne « jamais reconnu » les résultats des votes d’annexion qui se tiennent jusqu’à mardi 27 septembre dans les régions séparatistes de Donetsk et Louhansk (Est) et celles sous occupation russe de Kherson et Zaporijia (Sud). De son côté, Washington a promis une réplique « rapide et sévère » à ces annexes, qui suit le schéma de celle de la Crimée, en mars 2014. La Chine, partenaire le plus proche de Moscou, a appelé à respecter « l’intégrité territoriale de tous les pays ».
  • « La situation dans la région de Donetsk est particulièrement difficile »a affirmé Volodymyr Zelenski lors de son allocation quotidienne. « Nous faisons tout notre possible pour maîtriser l’activité ennemie. C’est notre objectif numéro un, puisque c’est également celui de l’occupant. »
  • Kiev a déclaré enquêteur sur une nouvelle fosse commune proche de la frontière russe, dix jours après avoir découvert plus de 440 tombes et une fosse commune près d’Izioum, dans la même région de Kharkiv. Les militaires et responsables évoquent une centaine de corps, sans donner de détails.
  • Oleksandr Striouk, maire ukrainien de Sievierodonetskun énoncé sur Telegram le « Mensonge et propagande » du « référendum de la Fédération de Russie (…) qui n’en a que le nom ». Ces scrutins ont imposé un vernis de légalité sur l’annexion par la Russie de ces régions.
  • L’oligarque Evgueni Prigojine reconnaît, pour la première fois, avoir fondé le groupe de mercenaires Wagner. Ce proche de Vladimir Poutine était soupçonné depuis des années d’être le financier du groupe de mercenaires au service du Kremlin. Il a admis leur présence en Ukraine, en Afrique et en Amérique latine.
  • Les États-Unis ont demandé publiquement, et par des canaux privés, à la Russie de mettre fin à son discours qui agite la menace nucléaire dans la guerre en Ukraine ; une arme dont l’utilisation aurait, prévient Washington, des conséquences « catastrophiques ».
  • La ville portuaire d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, aurait été attaquée avec des drones de fabrication iranienne utilisé par l’armée russe, selon ce qu’ont déclaré dimanche les autorités militaires ukrainiennes.
  • D’après des informations repérées par l’agence de presse Reuters, deux hauts parlementaires russes ont exprimé des critiques, dimanche, sur la campagne de mobilisation des réservistes en Russieexigeant des responsables locaux qu’ils contrôlent la situation et mettent fin rapidement aux « excès » qui ont provoqué la colère de la population.
  • Moscou a aussi durci, samedi, les peines encourues par les déserteurs. Vladimir Poutine a signé des amendements prévoyant jusqu’à dix ans de prison pour les militaires qui désertent ou refusent de combattre. Le président russe a également signé une loi qui facilite l’accès à la nationalité russe pour les étrangers qui s’engagent pour une durée d’au moins un an dans l’armée, au moment où Moscou cherche par tous les moyens à recruter plus d’hommes pour combattre en Ukraine.

Retrouvez notre direct d’hier en cliquant sur ce lien.

Lire tous nos articles, analyses et reportages sur la guerre en Ukraine

Reportage. A Izioum, « on n’avait plus la force d’avoir peur »

Analyser. Les centrales nucléaires, nouvel enjeu de guerre

Reportage. En Ukraine, les débris de la guerre exposés comme des pièces de musée

Lettre de… « Chère mère, ramène-nous. Nous voulons être dans tes bras ! »

Factuel. L’épineuse question de l’accueil des déserteurs russes en Europe

Reportage. Istanbul, la porte de sortie des Russes qui fuient la mobilisation

Décodeurs. Pourquoi est-il si dur d’estimer le nombre de morts de la guerre en Ukraine ?

Infographie. Sept mois de conflit en infographie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *