INFO LA DEPECHE. Après un cas de dengue, une opération de démoustication menée dans un quartier de Montauban

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L’intervention d’une entreprise spécialisée dans la démoustication a inquiété ce mercredi matin les habitants du quartier Pouty… qui n’avaient pas été informés qu’un cas de dengue avait été déclenché. L’ARS confirme ce cas, concernant une personne de la région Grand Est ayant séjourné à Montauban fin août. Pour éviter l’installation d’une chaîne locale de transmission du virus, les opérations de démoustication vont se poursuivre autour de la gare.

Pas contente, cette habitante du quartier Pouty à Montauban. « J’aurais bien aimé que les autorités sanitaires m’informent, et informent les autres riverains concernés, qu’une maladie tropicale avait été repérée dans notre quartier. En plus, j’ignore de quelle maladie il s’agit et quelles mesures il convient de prendre. » Il était 11 heures environ, ce mercredi, lorsque des employés d’une entreprise spécialisée dans le traitement contre le moustique Tigre se sont présentés à son domicile de la rue Louis-Sabatier, non loin de la gare SNCF de Montauban-Villebourbon.

« J’étais sur mon lieu de travail mais on m’a prévenue de cette visite inopinée. Cette entreprise avait 72 heures pour intervenir. Je l’ai autorisé bien sûr à pénétrer sur ma propriété, mais je trouve que ce n’est pas normal qu’on n’ait pas été informé. »

Madame S. a elle-même contacté la mairie de Montauban en début d’après-midi. « J’ai eu quelqu’un, au service hygiène et santé, qui m’a confirmé que cette opération était liée à un cas de dengue. Apparemment, une personne porteuse de cette maladie aurait séjourné dans notre quartier mais je n’en sais pas plus. On m’a dit que l’opération de traitement contre le moustique Tigre ne concernait que trois rues : la rue Louise-Michel, la rue Louis-Sabatier et l’impasse de Labastiolle. »

Des enquêtes en cours à Montech et Montbeton

Ce mercredi soir, dans un communiqué, l’Agence régionale de santé a confirmé ce « cas de dengue autochtone (lire l’encadré ci-dessous) d’une personne ayant séjourné à Montauban fin août », précisant que « la personne, originaire de la région Grand Est, est aujourd’hui guérie ».

L’ARS indique que « pour éviter l’installation d’une chaîne locale de transmission du virus de la dengue, il est nécessaire de mettre en place des mesures de démoustication adaptées ». Ces opérations, qui ont donc déjà débuté ce mercredi à Pouty, « seront anticipées dans les prochains jours à Montauban (quartier de la gare) par l’opérateur de démoustication de l’ARS Occitanie (société Altopictus) et potentiellement sur d’autres lieux qu’aurait dû la personne sur les communes de Montech et de Montbeton » où « des investigations sont en cours ».

Quels problèmes devez-vous alerter ?

Les riverains concernés seront informés des opérations de démoustication et bénéficieront également d’une note les appelant à se signaler auprès de leur médecin traitant s’ils ont présenté, récemment, les symptômes suivants :
– une fièvre élevée (supérieure à 38°5) d’apparition brutale associée au moins un autre signe clinique tel que des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires ou lombaires ;
– et en l’absence de toux, écoulement nasal, maux de gorge, difficultés respiratoires ou plaies infectées ;
– en l’absence d’autre diagnostic établi ».

Cas importés et cas autochtones

généralement bénigne, la dengue est une infection qui sévit normalement en zone tropicale. Une personne voyageant dans un pays où la dengue, le chikungunya ou le Zika sont présents développent une de ces maladies en se faisant piquer par une moustique porteuse d’un de ces virus, puis reviennent dans son pays de résidence. C’est ce qu’on appelle un cas importé.

De retour en France métropolitaine dans une zone où la moustique tigre est présente, cette personne malade se fait piquer par une moustique tigre saine qui se fait alors infecter par un de ces virus. Après un cycle de multiplication interne, ce moustique peut, après quelques jours, transmettre les virus à une autre personne saine en la piquant. C’est ce qu’on appelle un cas autochtone.

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