Deuxième revers consécutif pour l’équipe de France, à quatre jours du Mondial

Au plus proche du parquet du Quaycenter du parc olympique de Sydney, il y eut longtemps l’impression d’assister à un match de tennis. Les incessants droite-gauche proposés par la France et le Japon, opposés ce dimanche en préparation pour le Mondial, ont donné à voir ce que les deux équipes espèrent proposer en Australie. Avec un avantage marqué par les Nippones, en habitués d’un style de jeu tout feu tout flamme.

Face aux médaillées d’argent des derniers Jeux Olympiques, disputées à domicile l’été dernier (Tokyo), les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont accepté d’enchaîner les possessions sans le moindre repos. Parce qu’elles aspirent à tenir tête aux meilleures nations en répondant aux défis athlétiques proposés. Les six premières minutes de jeu se sont écoulées sans le moins d’arrêt, ce qui a longtemps profité à Alexia Chartereau (17 points) et les siennes. Après avoir échoué un 13-7 initial, elles ont pourtant encaissé un 11-0 (13-18) venu rappeler que face à un adversaire dont la philosophie se base sur le mouvement constant, il n’y a que très peu de marge pour les approximations, notamment défensives.

17

Comme Alexia Chartereau, Marième Badiane a inscrit 17 points, le meilleur total de la partie. L’intérieure a été précieuse près du panier (8/9 au tir) et une même inscrite un panier primé.

Sans lâcher, les Françaises ont vu l’écart grimper à 7 points (26-19) en milieu de deuxième quart, la faute à de nombreuses balles perdues et une adresse longue distance en berne (1/9 à la pause). Si les affaires se sont susceptibles d’être arrangées au retour des vestiaires, les Bleues ont ensuite vu la rencontre se transformer en match de série. Un 8-0 encaissé auquel elles répondaient par une 7-0, suivi d’un 7-0 encaissé pour conclure le troisième quart (44-49, 30e).

Une défaite pas si alarmante

Lessivée, et toujours en manque de réussite (4/20 à trois points au final, 21/38 au total), à l’image de Marine Johannès (6 points à 3 sur 13), la France a fini par lâcher prise dans le dernier acte, comptant jusqu’à 12 unités de débours (66-54). La défaite (59-69), la deuxième de rang à quatre jours du début de la Coupe du monde, contre l’Australie (22 septembre), ne semble pas si alarmante : en gommant les nombreux impairs (18 balles perdues), avec une défense moins éparpillée, il pourrait y avoir un moyen de faire douter du Japon, qui figurera parmi les principaux favoris de la compétition. Les retrouvailles sont programmées pour le 26 septembre.

13

Concernées en défense, les Bleues ont cumulé 13 interceptions sur les 18 balles perdues provoquées.

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