Le papier refuse d’ouvrir une enquête canonique contre le cardinal Marc Ouellet, accusé d’agressions sexuelles au Canada

L’Eglise ne se penchera pas davantage sur son cas. Faute d’« éléments suffisants »le pape François a refusé l’ouverture d’une nouvelle enquête canonique contre le cardinal canadien Marc Ouellet, accusé d’agressions sexuelles dans son pays, selon le porte-parole du Vatican, jeudi 18 août.

Une personne, désignée par l’initiale « F. », raconte avoir été victime d’attouchements inappropriés par Marc Ouellet, à l’époque archevêque de Québec, entre 2008 et 2010, lorsqu’elle était stagiaire. Elle affirme qu’en 2008, le cardinal lui a à plusieurs reprises massé les épaules « avec force »caressé le dos tout en la retenant « ferment contre lui »et que le cardinal s’est rapproché d’elle alors qu’elle tentait de l’éviter, lui donnant « l’impression d’être pourchassée ».

En 2010, elle explique recroiser la route de Marc Ouellet. Dans un document judiciaire, elle déclare que le cardinal décide de « l’embrasser à nouveau » et de dire qu’« il n’y a pas de mal à se gâter un peu ». L’homme a ensuite « glissé sur la main » le long de son dos « jusqu’à ses fesses »d’après le témoignage de F.

La victime a écrit à ce sujet au pape François en 2020, sur les recommandations du comité-conseil sur les abus sexuels du diocèse de Québec. En 2021, le souverain pontife répond en nommant « le père Jacques Servais pour enquêter sur le Cardinal Marc Ouellet »aujourd’hui préfet de la Congrégation pour les évêques, l’une des fonctions les plus importantes du gouvernement du Vatican.

Après une enquête préliminaire, le père Sevrais a montré que la suspecte « n / A [pas] porté une accusation qui fournissait matière à une telle enquête », « ni dans son rapport écrit et envoyé au Saint-Père, ni dans le témoignage via Zoom (…) réceptif par la suite en présence d’un membre du Comité diocésain ad hoc ». Le porte-parole du Saint-Siège précise que le père Servais a été de nouveau contacté par le pape, a qui il a assuré qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre la procédure.

Le cas de F. figure parmi les témoignages d’une centaine de personnes qui disent avoir « été agressées sexuellement » par plus de 80 membres et des employés laïcs du diocèse de Québec, entre juin 1940 et aujourd’hui. Une action collective leur a été autorisée par la Cour supérieure du Québec en mai.

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