Variole du singe: « Pas besoin de m’isoler », « c’est une maladie de gays »… L’affligante histoire vécue par un médecin dans le métro de Madrid

La photo et le récit d’un médecin vénézuélien de Madrid sont devenus viraux. Il y raconte sa rencontre surréaliste avec un malade atteint de la variole du singe dans le métro…

« Je ne voulais pas en parler mais puisqu’ils ne veulent s’en prendre qu’à nous… Voilà, je raconte l’histoire de cette photo… Celle d’un cas de variole du singe dans le métro au plus le fort de la contagion. »

C’est ainsi qu’Arturo Henriques, médecin vénézuélien dans la capitale raconte ce qu’il a vécu dans le métro de Madrid.

Pas pensé en poner nada de pero como nos quieren culpar solo a nosotros.. Pues cuento la historia de esta foto.. De un caso de V. Del mono en el metro en su momento álgido de contagio. pic.twitter.com/dizPSDMGA4

— Arturo M Henriques B (@arturohenriques) 30 juillet 2022

Alors qu’il est assis dans une rame pendant son trajet, il aperçoit un homme en bermuda avec des lésions cutanées caractéristiques de la variole du singe. Ce qui le stupéfie alors, c’est le calme du malade et le fait, qu’autour de lui, personne ne semble réagir.

« J’ai prudemment approché l’homme et je lui ai demandé ce qu’il faisait dans le métro alors qu’il avait la variole du singe », explique Arturo Henriques. L’homme lui a répondu qu’il le savait mais qu’il continuait à vivre sa vie normalement puisque son médecin ne lui aurait pas dit de s’isoler et « seulement de porter un masque ».

« Je ne te toucherai pas les couil… »

Arturo Henrique explique alors à l’homme que « les lésions qu’il a sur tout le corps sont ce qu’il ya de plus contagieux » et que, visiblement, « il n’a peut-être pas compris toutes les indications de son médecin de famille… »

Calmement, l’homme atteint de monkeypox lui répond qu’il pouvait se rassurer, « il ne lui toucherait pas les couil… ».

Interloqué, le médecin tente de trouver du soutien auprès de la femme assise à côté de l’homme malade. « Vous ne craignez pas de tomber malade ? » « Comment je pourrais tomber malade, je ne suis pas gay ! Le gouvernement a dit que c’était les gays qui étaient touchés ».

De guerre lasse, le médecin a quitté le métro avec le sentiment amer que cette maladie n’a pas fini de faire des dommages.

Une communication à revoir

Si l’essentiel des personnes malades sont des hommes ayant eu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires masculins, la maladie peut toucher n’importe qui. Plus le virus circule et plus il a d’ailleurs de chance de toucher le plus grand nombre. L’Indépendant relatait, ce dimanche, l’histoire d’un Espagnol victime de la variole du singe après avoir… acheté une trottinette.

L’OMS a classé le monkeypox en alerte maximale mais devra surtout changer sa communication qui semble, aujourd’hui, faire de terribles dommages. Pour rappel, deux personnes sont mortes en Espagne de la maladie ce week-end. Les deux premiers décès sur le sol européen.

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