En Italie, l’agenda Mario Draghi au cœur de la campagne

Mario Draghi applaudi par ses partisans au parlement, le 21 juillet dernier. REMO CASILLI/REUTERS

DÉCRYPTAGE – La gauche tente de récupérer l’héritage de l’ex-président du Conseil italien, qui ne se présente pas aux élections.

Rome

Au lendemain de la chute de Mario Draghi, ses fidèles brandissaient son nom en jurant son retour, ou promettaient au moins de mener à son terme tout ce qu’il avait lancé depuis son arrivée au Palazzo Chigi, en février 2021. Les médias assuraient que ce serait à coup sûr le thème de la campagne pour les élections législatives du 25 septembre. Le scénario était écrit : une sorte de « camp Draghi », formé des réformistes, libéraux et européens, ceux qui lui ont voté la confiance le 20 juillet au Sénat, affrontera le 25 septembre ceux qui l’ont fait tomber, à savoir le Mouvement 5 étoiles et à droite, la Ligue, Forza Italia.

«Pour la gauche, c’est la seule stratégie possible pour espérer gagner les élections, alors que les déclarations d’intention de vote la donnent à près de 13 points derrière la droite, et encore si on lui adjoint les partis centristes», estime Nando Pagnoncelli, directeur de l’institut Ipsos en Italie. D’autant que Mario Draghi est toujours très populaire auprès des Italiens…

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