Un trouble connu, mais méconnu : ce que vous ne savez (peut-être) pas sur la myopie

SI elle est aussi héréditaire – un enfant avec un parent myope au double de risque de l’être, lui aussi ; avec deux parents myopes, ce risque est grosso modo multiplié par six -, la myopie est aussi et surtout liée aux modes de vie. Chez les citadins, le risque d’être myope est maximal. En effet, pour que ce trouble « ne se développe pas, un individu a besoin d’être soumis à plusieurs heures – au moins deux – de rayonnements naturels par jour. Or le mode de vie actuel nous oblige à être de plus en plus à l’intérieur (transports, travail …) »souligne le président du Syndicat national des ophtalmologistes de France. « En favorisant la sécrétion de dopamine, la lumière naturelle contribuait à limiter l’allongement de l’œil et donc à freiner le développement ou l’aggravation de ce trouble de la vision »abondent les chercheurs de l’institut Ipsos dans leur étude.

Ce besoin de lumière naturelle est particulièrement intense chez les enfants puisque la myopie se développe essentiellement entre 5 et 15 ans. « C’est une période où il faut faire en sorte que les enfants soient davantage d’activités en extérieur »assène Thierry Bour.

Par ailleurs, la vision de près est encouragée aujourd’hui, pointent les scientifiques. De quoi fatiguer les yeux et augmenter le risque qu’ils contractent la myopie. À titre indicatif, les enfants entre 3 et 6 ans passent en moyenne 3h29 par jour sur des livres ou des écrans. Un chiffre qui monte à 6h54 pour les 11-13 ans. Autant d’activités – y compris la lecture lorsqu’elle est prolongée – qui sollicite particulièrement la vision de près. À noter que les chercheurs s’accordent sur le fait que les études et la pression éducatives sont également deux facteurs qui peuvent favoriser la survenue et la progression de la myopie.

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