Etats-Unis : la Cour suprême consacre le port d’armes hors du domicile

C’est un coup dur pour tous les partisans d’un contrôle plus strict des armes à feu. La Cour suprême a invalidé, ce jeudi, une loi de l’État de New York restreignant le port d’armes. Ce faisant, la plus haute juridiction américaine consacre le droit des Américains à sortir armés en dehors de leur domicile. La décision a été prise à une majorité de six juges sur neuf, tous conservateurs.

La loi en question – en vigueur dans l’État de New York depuis 1913 – limitait le port d’armes de poing en dehors de son domicile. La Cour suprême a jugé que cette loi locale violait le droit individuel à la « possession et au port d’armes », garanti par le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis.

Joe Biden « déçu », la NRA jubile

Dans la foulée des annonces, la gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, a déploré un « jour sombre ». Il est « scandaleux, absolument scandaleux qu’ils étaient supprimés nos droits à jouir de restrictions sensées » sur les armes à feu, at-elle déclaré. « Nous pouvons avoir des limites à la liberté d’expression, mais il n’y en a aucune au deuxième amendement », a fustigé la gouverneure.

L’État de New York est l’un des plus stricts en matière de port d’armes à feu. Il le sera un peu moins après la décision de la Cour suprême. Un jugement « contraire au bon sens », a réagi Joe Biden qui s’est dit « fortement déçu » par la décision rendue par la plus haute juridiction des États-Unis.

De son côté, la National riffle association (NRA), le tout-puissant puissant lobby pro armes des États-Unis, a vaincu une victoire. Sur Twitter , l’association a souligné qu’avec cette décision, la Cour suprême avait déclaré « inconstitutionnelles » les « restrictions » au port d’armes à feu retenu dans la loi new-yorkaise. A l’origine, le recours contre cette loi a été déposé par deux propriétaires d’armes à feu et par la branche locale de la NRA.

Un pays endeuillé par les fusillades

Cette décision de la Cour suprême des États-Unis intervient alors que le pays est toujours sous le choc après une série de fusillades meurtrières. La dernière en date, survenue le 24 mai dans une école primaire d’Uvalde, au Texas, a fait 21 victimes, dont 19 enfants. « Quand pour l’amour de Dieu allons-nous affronter le lobby des armes ? », avait déjà interrogé Joe Biden après la tuerie.

Dix jours avant le massacre d’Uvalde, une tuerie raciste avait fait 10 victimes dans un supermarché de Buffalo. Une ville située dans l’État de New York.

Avec AFP et Reuters

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