« L’environnement est un enjeu majeur et non négociable »

Avez-vous remarqué cette toute nouvelle tente d’un blanc immaculé signée Forclaz (la marque trekking de Decathlon), issue de la gamme « Minimal Editions », vendue avec un sac de couchage et un matelas gonflable de la même couleur ? Elle symbolise en partie le virage pris par la marque préférée des Français (selon le dernier classement Ifop) pour la cause environnementale.

Pour ce produit, au-delà de l’esthétisme, la marque a éliminé tout processus de purification, eau gourmande et en produit chimique donc très polluant dans la chaîne de production textile : un seul traitement anti-jaunissement a été appliqué. Résultat : des émissions de CO2 réduites de 15 %. C’est salissant mais peu importé. On fait ici le pari que les randonneurs seront sensibles à l’aspect environnemental et accepteront les traces de leurs aventures, un peu comme des cicatrices.

Tout est une question de bon sens, enfin : « Si on développe des produits pour abîmer notre terrain de jeu, à savoir notre planète, alors ça ne sert à rien »dit Aurélien Corbier, responsable du laboratoire « confort thermique » et de l’innovation textile chez Decathlon, à Lille, au sein du vaisseau amiral de l’enseigne.

Objectif : contribuer à la neutralité carbone mondiale en 2050

Decathlon a été l’une des premières entreprises à se questionner sur l’écoresponsabilité puis à en faire une véritable politique, ancrée. Il y a saisi et, en 2006, elle achetait déjà des données environnementales sur ses composants et matières auprès de l’Agence de la transition écologique (ADEME). Quatre ans plus tard, elle pouvait dresser un bilan carbone précis, et apprenait alors que près de 70 % de ses émissions étaient liées à ses fabrications à grande échelle dans les usines asiatiques principalement, le reste étant dû aux transports des marchandises dans ses grandes surfaces et aux déplacements des clients vers ses zones d’implantation.

Un grand travail sur la diminution des impacts environnementaux des produits sur l’ensemble de leur cycle de vie a alors été lancé, ainsi qu’une opération de transparence à l’adresse des clients, tout pendant que l’environnement devenait une vraie préoccupation sociétale. Depuis 2019, chaque produit (textile et chaussures notamment) est désormais étiqueté façon électroménager, avec une note allant de A à E. Aussi, le consommateur peut lire le chiffre de l’empreinte carbone des produits textiles, sur le site internet, à savoir l’empreinte générée par la totalité des gaz à effet de serre émis par le produit, de sa fabrication à sa fin de vie. Pour simplifier sa lecture, on convertit cette empreinte en kilos équivalent CO2, et même parfois à ce que cela donnerait sous la forme d’un trajet en voiture. Objectif : contribuer à la neutralité carbone mondiale…

Quand Decathlon vire du bleu au vert : « L’environnement est un enjeu majeur et non négociable »

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