La Bourse de Paris devrait reculer vigoureusement à l’ouverture – 12/05/2022 à 08:36

La Bourse de Paris s’apprêtait à ouvrir en forte baisse jeudi, calquée sur la clôture négative des marchés américains peu rassurés par la hausse des prix à la consommation aux États-Unis.

Le contrat à terme de l’indice CAC 40 lâchait 2,10% une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance après deux rebonds consécutifs ces derniers jours.

« Les indices européens devraient ouvrir en baisse dans le sillage de la clôture des marchés américains et de la 5ème séance consécutive de la baisse pour le Dow Jones », estime John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud.

« Il semble que l’inflation américaine d’avril, bien qu’en décélération par rapport au mois précédent, soit toujours trop élevée pour que les investisseurs puissent parler de la fin du pic de l’inflation », poursuit-il.

Mercredi, les marchés européens ont fini en franche hausse en dépit d’un indice des prix à la consommation (IPC) moins bon que prévu pour avril aux États-Unis mais en léger ralentissement par rapport au mois de mars.

En revanche, Wall Street a de nouveau chuté, les investisseurs craignant que l’inflation qui persiste à un niveau élevé n’incite la Réserve fédérale américaine à un durcissement monétaire encore plus marqué ces prochains mois.

L’indice des prix à la consommation CPI a augmenté de 8,3 % suu un an en avril, soit moins que les 8,5 % de mars mais davantage que les 8,1 % attendus par les économistes.

L’inflation dite sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, a même accéléré sur un mois, à 0,6% contre 0,3% en mars, à un niveau se situant au-dessus des anticipations des analystes .

Au cours de la séance, les investisseurs les surveilleront cette fois de près la première estimation des prix à la production aux Etats-Unis en avril.

Cet indicateur majeur « permettra d’avoir une idée de la proportion d’inflation qui va être répercutée à court terme sur le consommateur américain », souligne Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank.

Valeurs à suivre

STMicroelectronics : le fabricant franco-italien de composants électroniques vise un chiffre d’affaires annuel de 20 milliards de dollars « et au-delà » pour la période 2025-2027, en très nette hausse par rapport à ses ventes actuelles.

Ubisoft : le géant du jeu vidéo a vu son chiffre d’affaires pour l’exercice décalé 2021-2022 baisser de 4,4% sur un an, à 2,125 milliards d’euros.

Veolia : le groupe qui a libéré mi-janvier une large part de Suez, a enregistré près de 10 milliards d’euros d’activité pour ce premier trimestre dans sa nouvelle configuration et dit sa confiance en dépit du « contexte économique et géopolitique actuel » .

Bouygues Telecom : l’opérateur a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 3 % sur un premier trimestre de l’exercice 2022, à 1 796 milliards d’euros.

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